Méthode “on creuse, on rebouche, on recommence”: pièce à conviction n°358





Sur l’Allée des Cèdres, les travaux de requalification ont bien commencé. Ce qui n’a pas commencé, en revanche, c’est la cohérence du projet. La rue devait être reliée à l’avenue Louis-Armand, mais cette ouverture dépend d’un programme immobilier retardé. En attendant, la voie reste une impasse — un détail visiblement ignoré au moment de concevoir les aménagements.
Car dans la configuration actuelle, la chaussée est si étroite que deux véhicules ne peuvent plus se croiser, ni faire demi-tour. Après les premières tensions entre conducteurs contraints de reculer sur toute la longueur, une solution d’urgence a été trouvée : répandre du gravier pour que les voitures puissent mordre sur les accotements sans endommager les bordures neuves. Un correctif improvisé qui donne à ce chantier l’allure d’un travail commencé avant d’être réfléchi.
Le projet, comme souvent avec cette municipalité dont la prodigalité avec les deniers publics n’est plus à démontrer, était ambitieux, et intégrait une réelle préoccupation environnementale : planter des haies… le long des haies déjà existante des copropriétés desservies par cette allée…
Le stationnement aussi a été bien calculé. On devrait arriver à perdre plus de 30 places par rapport à la situation antérieure !
A ce stade, l’absence de bon sens devient dangereuse.
Si personne ne conteste l’intérêt du projet final, beaucoup questionnent désormais son exécution. Entre promesse d’amélioration et gestion approximative, l’Allée des Cèdres est pour l’instant un exemple d’urbanisme à l’envers : on aménage d’abord, on prévoit ensuite. Et aucun calendrier mis à jour n’indique quand la situation redeviendra logique, fluide… ou simplement fonctionnelle.
Ensemble, Réveillons St-Julien !!!, et remettons un peu d’esprit pratique, juste du bon sens, dans les réalisations communales.
