
En 2020, 25 actions prioritaires, proposées, autour de 5 thèmes :
1. Transition environnementale, mobilités, urbanisme
2. Qualité de vie, solidarités, santé, sécurité
3. Commerces, économie, attractivité, partenariats
4. Enfance, jeunesse, scolaire
5. Culture, sport, vie associative.
Sans toutes les reprendre en détails, on peut citer dans les PRIORITES du projet pour St-Julien :
Dans Transition environnementale, mobilités, urbanisme
• Apaiser le trafic et développer des mobilités douces et sécurisées: liaison Ternier-Thairy
• Réaliser le Parc de la Plaine de l’Aire
• Améliorer la gestion des déchets
Dans Qualité de vie, solidarités, santé, sécurité
• Créer une Maison Médicale pour améliorer l’accès aux soins
•Renforcer la sécurité par une police municipale de proximité
•Redonner un usage citoyen au patrimoine communal: ferme David, presbytère de Thairy
Dans Commerces, économie, attractivité, partenariats
• Repenser le stationnement pour garantir l’accessibilité de la ville
• Soutenir durablement le commerce et l’économie locale
• Restaurer des relations fortes avec les partenaires institutionnels et transfrontaliers
Dans Enfance, jeunesse, scolaire
• Dédier la Ferme David à l’enfance et à la culture
Dans Culture, sport, vie associative
• Réhabiliter les équipements sportifs et culturels existants: gymnase du Léman, Burgondes, Savoie
• Créer de nouveaux espaces culturels et protéger le patrimoine: seconde salle de cinéma
« Priorités » initiées ou réalisées en 6 ans : 9/25 soit 7,2/20! Pas brillant!
Comment les décisions ont été prises?
En 2020, la liste “Unis pour Saint-Julien” n’a pas seulement présenté un programme. Elle a surtout mis en avant une méthode : une gouvernance dite collégiale, participative, différente de ce qui existait jusque-là. C’était un argument central de la campagne, largement repris dans la presse.
Six ans plus tard, la question n’est pas polémique, elle est démocratique : cette promesse a-t-elle été tenue ?
Le test est pourtant simple : sur les grands projets du mandat, peut-on identifier des avis citoyens publics ? Peut-on montrer des projets modifiés, ralentis ou réorientés à la suite de ces avis ? Peut-on expliquer, noir sur blanc, pourquoi certaines propositions ont été retenues et d’autres écartées ?
Sans ces éléments, la gouvernance participative devient une posture plus qu’une méthode.
Elle se résume à un récit politique efficace en période électorale, mais beaucoup plus fragile une fois confrontée à l’exercice réel du pouvoir.
Le débat porte sur la sincérité et la cohérence entre ce qui a été promis pour gagner l’élection et ce qui a réellement été mis en place pour gouverner.
Les « angles morts » du mandat
Services publics du quotidien tout d’abord. Mauvais entretien de l’espace public, défaut d’éclairage par idéologie, problèmes récurrents des points d’apport volontaires. Dans ce domaine, les arbitrages ont souvent été mauvais, et ce sont souvent les premiers irritants pour les habitants.
Un deuxième angle-mort du mandat, capital, c’est le renoncement de la municipalité à toute influence réelle, profonde, nécessaire, et proportionnelle au poids de la ville auprès de la communauté de commune du Genevois.
Le maire a choisi de délaisser cette instance, alors que cette collectivité est devenue incontournable dans la vie quotidienne, tant les compétences qu’elle exerce sont nombreuses, et intriquées avec celle de la ville.
!!! Jamais une commune aussi grande n’aura exercé une influence aussi faible dans sa communauté de communes !!!
Au-delà des mauvais arbitrages et des renoncements, ce qui caractérise le plus ce mandat, c’est l’absence d’un vrai cap pour St-Julien !
Ce mandat souffre d’un défaut de vision d’ensemble, en particulier à long terme. Les décisions ont été prises au fil de l’eau, souvent en réaction, sans s’inscrire dans une trajectoire claire pour la ville.
Un exemple emblématique : le parking du pôle gare.
Gouverner, ce n’est pas seulement gérer le présent, c’est préparer l’avenir. Sur ce point, le mandat laisse un vide.
