


À St-Julien, les difficultés actuelles de chauffage dans certains bâtiments communaux ne relèvent ni de l’imprévu, ni d’un événement exceptionnel.
Elles résultent d’un enchaînement parfaitement connu à l’avance.
Un marché de maintenance thermique arrivait à échéance au printemps.
Le lancement du suivant n’a permis une prise d’effet que plusieurs mois plus tard.
Entre les deux : aucune continuité contractuelle, aucune solution transitoire formalisée, aucun dispositif de relais.
Il ne s’agit pas ici de contester le principe du renouvellement des marchés publics, ni d’ignorer les contraintes administratives.
Il s’agit de rappeler une évidence : un service public technique essentiel se planifie, s’anticipe et se sécurise.
Lorsqu’un calendrier est connu de longue date, l’absence de continuité n’est pas une fatalité : c’est le symptôme d’une organisation défaillante.
Lorsqu’aucune mesure provisoire n’est prévue, ce n’est pas un aléa : c’est un choix — ou une omission.
Les associations, les usagers et les agents municipaux n’attendaient pas une note explicative.
Ils attendaient une gestion rigoureuse, continue et professionnelle.
En matière de chauffage comme ailleurs, la communication ne remplace pas l’anticipation.
Et lorsqu’une collectivité découvre ses erreurs une fois le problème installé, ce n’est plus de la gestion :
c’est de l’improvisation.
