


Notre engagement : pas une place de stationnement supprimée durant le mandat !
Le parking du pôle gare de St-Julien devait être un équipement structurant, au service de la mobilité du Genevois et du report massif vers les transports publics. Il est devenu l’exact inverse : un projet sous-dimensionné, sans vision stratégique, pensé non pas pour répondre aux besoins futurs, mais pour s’adapter à un programme immobilier.
Un parking plus petit que ce qu’il remplace
Le constat est clair : le parking aujourd’hui annoncé comptera moins de places que celles supprimées ces dernières années.
Entre la disparition de l’ancien parking de la gare et celle du P+R de Perly, l’offre de stationnement dédiée au rabattement ferroviaire a été fortement réduite. Le projet actuel ne compense même pas ces pertes, alors même que la fréquentation des transports publics est appelée à croître fortement, puisqu’il est « mutualisé ».
Un contresens face au futur tramway
Comment justifier un parking minimaliste alors que les élus affichent, dans le même temps, leur volonté de voir arriver rapidement le tramway ?
Le tram, statistiquement, double les flux transportés par rapport à un bus. Il attire de nouveaux usagers, élargit la zone de chalandise, et renforce le besoin de rabattement automobile depuis les communes périphériques.
Prétendre développer le tram sans anticiper l’augmentation mécanique des besoins en stationnement relève soit d’une naïveté préoccupante, soit d’un renoncement assumé.
Une ambition sacrifiée à l’immobilier
Ce parking n’a pas été conçu comme un outil de politique de mobilité. Il a été calibré pour s’intégrer dans une opération de promotion immobilière, mutualisé avec un hôtel et des bureaux, afin d’optimiser les bilans financiers du programme.
Le stationnement, pourtant clé pour le fonctionnement du pôle gare, devient une variable d’ajustement, subordonnée à la constructibilité et à la rentabilité du projet urbain.
Où est la vision à long terme ?
Un pôle gare ne se pense pas à l’échelle d’un mandat, ni à celle d’un permis de construire. Il se pense à 20 ou 30 ans, à l’échelle d’un bassin de vie transfrontalier, soumis à une pression démographique et de mobilité exceptionnelle.
Ici, rien de tel. Aucune projection sérieuse des flux futurs. Aucun scénario ambitieux de report modal. Aucun choix clair assumant le rôle de St-Julien comme porte d’entrée ferroviaire du Genevois.
Un rendez-vous manqué pour la mobilité
Ce projet illustre une absence totale de vision stratégique de la part de cette municipalité.
Au lieu d’anticiper, on ajuste.
Au lieu de structurer, on accompagne.
Au lieu de préparer l’avenir, on gère le présent à minima.
Le pôle gare aurait dû être un levier majeur de transformation des mobilités. Il risque de devenir un symbole : celui d’un territoire qui parle de transition, mais renonce à se donner les moyens de la réussir.
