
Cette année, la municipalité de St-Julien a opposé un refus à un projet de parc d’aventure dans les arbres (« accrobranche ») porté par un professionnel, alors même que ce projet réunissait toutes les caractéristiques d’une initiative vertueuse, cohérente avec les enjeux contemporains de transition écologique, de loisirs de proximité et d’inclusion sociale.
Cette activité aurait permis la création de 5 emplois à l’année et de 15 emplois pour nos jeunes en saison.
Ce parcours dans les arbres devait être implanté sur une parcelle privée, louée pour une durée de dix ans, route de Frangy, dans un secteur sans nuisance pour les riverains. Il ne nécessitait aucune construction en dur, aucune artificialisation des sols, aucun bétonnage.
Par essence, une activité dans les arbres ne peut exister qu’en milieu boisé : elle s’inscrit dans le paysage, sans le transformer.
Dès lors, l’incompréhension est totale.
À l’heure où les discours publics insistent sur la sobriété foncière, la lutte contre l’artificialisation et le besoin de retisser le lien entre les habitants et la nature, comment justifier le rejet d’un projet qui coche précisément toutes ces cases ?
Ce projet proposait une activité de loisir à faible coût, donc accessible au plus grand nombre, y compris aux familles, aux jeunes, aux publics modestes. Une activité physique douce, intergénérationnelle, favorisant la découverte de la nature et la sensibilisation à l’environnement.
Il s’agissait également d’un projet économique local, porté par un professionnel, créateur d’emplois non délocalisables, contribuant à la diversification de l’offre de loisirs sur le territoire, sans concurrence avec les usages existants, sans conflit d’espace, sans impact durable sur les sols.
Refuser un tel projet interroge profondément la cohérence de l’action municipale.
Quelle vision du développement local est aujourd’hui défendue ?
Quelle place accorde-t-on aux initiatives privées responsables, sobres, innovantes, qui répondent à des attentes sociales fortes sans coûter un euro d’argent public ?
La gouvernance collégiale et participative a fonctionné dans cette affaire, comme elle fonctionne à chaque fois. Un adjoint dit oui, le maire dit non. Fermez le ban !
Ce refus n’est pas seulement difficile à comprendre : il envoie un mauvais signal.
Un signal adressé aux entrepreneurs locaux.
Un signal adressé aux familles.
Un signal adressé à tous ceux qui souhaitent vivre, se détendre et se reconnecter à la nature, ici, à St-Julien.
Ensemble, Réveillons St-Julien !!!, et encourageons les initiatives qui donnent de la vie à nos territoires.
