
St-Julien est aujourd’hui une ville globalement sûre. Les habitants peuvent s’y déplacer, de jour comme de nuit, sans crainte particulière pour leur sécurité. Cette réalité doit être affirmée clairement : il n’y a ni climat d’insécurité généralisé, ni dérive préoccupante.
Pour autant, une situation satisfaisante ne dispense pas d’exigence. La sécurité est un service public du quotidien, qui repose sur l’anticipation, la continuité et le professionnalisme. Plusieurs dysfonctionnements sont aujourd’hui identifiés. Ils appellent des corrections rapides et structurées.
1. Police municipale : restaurer l’attractivité et l’efficacité du service
Depuis deux ans, la police municipale traverse une phase de désorganisation manifeste. La suspension unilatérale (démocratie collégiale et participative, quand tu nous tiens !) de la convention de mutualisation avec les communes voisines a profondément modifié le périmètre et l’intérêt du poste pour les agents.
Cette décision a entraîné des conséquences directes :
• turn-over extrêmement élevé, de l’ordre de 50 % des effectifs en une seule année.
• perte d’attractivité du service (aucun projet de service depuis 2 ans),
• isolement opérationnel (aucune directive de la mairie, aucune politique claire du stationnement),
L’efficacité d’une police municipale dépend beaucoup de la connaissance du territoire. Un tel niveau de renouvellement fragilise la continuité du service.
Nos orientations :
• réengager un travail sur l’organisation et le périmètre de la police municipale
• améliorer les conditions d’exercice et de fidélisation des agents
• redonner de la cohérence et de la lisibilité à l’action de la police municipale à l’échelle de la ville.
2. Vidéoprotection : remettre à niveau un outil négligé
La vidéoprotection n’est aujourd’hui manifestement pas une priorité pour la municipalité sortante.
Sur les 52 caméras installées sur la commune, 15 sont hors service depuis 4 mois, sans intervention corrective.
Aucun projet de développement du système n’a été émis ces deux dernières années.
Cette situation est difficilement justifiable, tant au regard de l’investissement initial que de l’utilité opérationnelle de ces équipements pour la prévention, la dissuasion et l’élucidation.
Nos priorités :
• remise en fonctionnement complète du parc existant ;
• mise en place d’un suivi technique rigoureux ;
• déploiement ciblé de nouveaux équipements sur des sites identifiés comme sensibles ou très fréquentés, ainsi qu’aux points d’apports volontaires (poubelles).
3. Éclairage public : concilier sobriété énergétique et sécurité
La politique actuelle d’extinction nocturne est appliquée de manière trop brutale et trop prolongée. Elle pénalise directement:
• les usagers des transports publics rentrant tard,
• les personnes partant très tôt travailler,
• plus largement, le sentiment de sécurité dans l’espace public.
La sobriété énergétique est une nécessité, mais elle ne peut être pensée indépendamment des usages réels d’une agglomération dense et active.
Notre approche :
• l’éclairage nocturne est très souvent inutile. Il doit être réduit, mais sans gêner les citadins,
• il doit tenir compte de l’état des chaussées, des trottoirs,
• il doit être adapté aux usages,
• de nombreux dispositifs permettent de le gérer différemment (détecteurs de présence…).
4. Coopération avec la gendarmerie : renforcer l’articulation opérationnelle
La coordination entre police municipale et gendarmerie est un levier essentiel d’efficacité. La convention existante mérite d’être réactualisée pour tenir compte des outils et des enjeux actuels.
Depuis deux ans, la concertation avec les gendarmes est déficiente, et il n’y a plus de service mutualisé.
Un point central concerne l’exploitation de la vidéoprotection.
Propositions clés :
• réviser la convention afin de permettre un accès plus fluide et encadré de la gendarmerie aux images de vidéoprotection,
• renforcer les procédures communes et le partage d’information,
• améliorer la réactivité et la complémentarité des interventions.
Notre approche de la sécurité à St-Julien est claire :
ni dramatisation, ni laisser-aller.
Il s’agit de consolider une situation globalement saine, en corrigeant des dysfonctionnements identifiés, avec méthode, pragmatisme et sens du service public.
La sécurité n’est pas un slogan. C’est une organisation, des moyens humains stabilisés, des outils entretenus et une coopération loyale entre acteurs.
C’est sur cette base que nous souhaitons agir.
